Un jour, je suis au restaurant, je reçois un sms de mon éditeur qui me prévient :
tu vas avoir un coup de fil, rends-toi disponible, c’est important.
Je ne me doutais pas que cet appel allait m’entraîner dans une aventure aussi incroyable !
J’avoue que je n’ai pas compris tout ce que me disait Dominique ce jour-là, mais j’ai instantanément senti que j’avais affaire à un grand passionné.
Quelques semaines plus tard, il nous reçoit chez lui. Il m’accueille avec ces mots: « on va bien s’entendre entre psychopathes ».  Il nous présente son impressionnante et fascinante collection, pendant plusieurs heures . Il est capable de nous parler de chaque billet, des artistes qui ont déjà travaillé le leur. C’est là que je réalise qu’il nous présente sans doute le projet de sa vie.
C’est un doux-dingue qui sait ce qu’il fait, pourquoi il le fait et comment il veut le faire. Et j’ai envie de le suivre dans ce délire artistique, naturellement.
Ayant perçu qu’elle avait retenu mon attention, il me confie une planche de 8 billets de 2$ américains. Dès que je la regarde et que je la touche, j’ai l’idée de la travailler en exploitant sa transparence: je peindrai sur les deux faces de manière à ce qu’on puisse voir une troisième œuvre à travers, même si je ne sais pas encore exactement comment je vais m’y prendre. Je veux surtout être à la hauteur du beau défi lancé par Dominique, le surprendre tout en me dépassant.
J’ai commencé à peindre le premier jour du tournage de « Doodle room« , en dehors de ma « zone de confort », il ne fallait pas que je me plante. Ce clip fait partie de la folle aventure dont je parlais: deux garçons brillants m’ont proposé de réaliser une vidéo digne de la démesure de « Money for nothing« . Et au moment où on cherchait un rôle de psychopathe qui me retiendrait prisonnier dans son château pour m’exploiter, devinez à qui j’ai pensé immédiatement ?
Je crois que je n’ai jamais autant galéré à créer quelque chose que cette planche. Il m’a fallu plusieurs dizaines d’heures pour arriver au résultat que j’avais en tête, en jonglant entre la lumière de ma caisse rétro-éclairée et celle de l’atelier, en tournant et retournant la planche sans cesse, en jouant pour que mes doodles et entrelacs s’harmonisent avec les motifs imprimés sur les billets, pour qu’au final chaque face me satisfasse, tout en ne ruinant pas le visuel né de la transparence.
Merci Dominique de m’avoir virtuellement kidnappé et de m’avoir embarqué à tes côtés.
Une question reste entière: qui me sortira de la Doodle room ?
J’ai le sentiment que cette histoire ne fait que commencer…

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PMH, en quelques mots

PMH est un artiste français. Il a créé et développé son propre style de doodles: des motifs et des formes qui se croisent et s’entremêlent et qui, comme le ferait un « lierre graphique », viennent s’emparer d’un espace (une toile, un mur, un objet…).
À une époque où tout le monde est virtuellement connecté, en permanence, il rappelle à travers ses créations et son « chaos organisé » à quel point les liens concrets, réels, et authentiques entre nous sont essentiels pour une véritable harmonie.

Contact : pmhdoodle@gmail.com